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Portrait du grand âge : un million de réalités à reconnaître d’ici 2030

Alors que son vieillissement démographique s’accélère, le Québec comptera plus d’un million de personnes de 75 ans et plus d’ici 2030. Ce chiffre impressionnant cache une réalité préoccupante : plus de 200 000 de ces aînés pourraient vivre dans la solitude et l’isolement social. Dans le cadre d’une étude réalisée en collaboration avec la firme de recherche Léger, Les Petits Frères ont dressé un Portrait du grand âge qui révèle comment les personnes aînées elles-mêmes et le public perçoivent le fait de vieillir au sein de notre société. Car au-delà des statistiques, c’est toute une perception du vieillissement qui est en jeu. L’étude révèle un malaise persistant dans la société québécoise : un mélange d’âgisme, d’indifférence et de manque de reconnaissance envers les personnes aînées. Pourtant, celles-ci aspirent à demeurer visibles, utiles et engagées.

Les Québécois·es reconnaissent ces enjeux

Les données parlent d’elles-mêmes : 72 % de la population estiment que la solitude chez les personnes de 75 ans et plus a augmenté au cours des dernières années, alors que 85 % des répondants jugent que les aînés ne sont pas suffisamment valorisés dans notre société.

Ces perceptions traduisent une prise de conscience réelle. Pourtant, elles ne semblent pas toujours se traduire en actions concrètes. Comme le souligne Catherine Harel Bourdon, présidente-directrice générale des Petits Frères, l’élan de solidarité observé pendant la pandémie s’est essoufflé. Le vieillissement de la population, pourtant inévitable, peine à rester au cœur des priorités collectives.

Les multiples visages de l’isolement

Notre Portrait du grand âge met en évidence plusieurs enjeux interconnectés : la solitude, bien sûr, mais aussi la perte de dignité, le manque de valorisation, l’individualisme croissant et l’effritement des liens entre générations.

Ces réalités influencent directement la qualité de vie et le bien-être des personnes aînées. L’âgisme, malheureusement très répandu, est souvent source d’invisibilisation ou d’indifférence.

Repenser notre rapport au vieillissement

Pour la chercheuse Martine Lagacé, spécialiste du vieillissement, les résultats de l’étude confirment une tendance observée : l’âgisme demeure un enjeu de société de plus en plus présent. Ses effets, bien que parfois subtils, sont profonds. Ils influencent la manière dont les aînés se perçoivent, mais aussi la façon dont la société les considère.

Au fond, cette réflexion dépasse largement la question du vieillissement actuel. Elle nous renvoie à une interrogation essentielle : comment souhaitons-nous vieillir, individuellement et collectivement?

Le rôle essentiel des Petits Frères

Face à ces constats, Les Petits Frères poursuivent leur engagement. Depuis plus de 60 ans, l’organisme agit pour briser l’isolement des personnes du grand âge en créant autour d’elles une véritable famille de cœur. Grâce à un accompagnement bénévole fidèle et durable, il offre une présence humaine essentielle à des milliers d’aînés à travers le Québec.

Le Québec de demain sera plus âgé. Reste à savoir s’il sera aussi plus inclusif, plus solidaire et plus humain.

Pour en savoir plus sur notre Portrait du grand âge, téléchargez le document des faits saillants ICI

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